Banassac est situé en Lozère, entre Marvejols et Séverac-le-Château, tout près de La Canourgue sur les bords du Lot, au croisement des chemins de randonnées GR6, GR60 et GRP Tour du Causse Sauveterre.

Banassac en Lozère (GR6, GR60)

Banassac
(Bannaciacum)
Alt. 540m

Banassac en Lozère (GR6, GR60)Le village de Banassac était à l'époque gallo-romaine un centre de poteries et céramiques sigillées très important. Le musée présente ces céramiques, sachant que les objets sortis des ateliers de Banassac se sont répandus dans toute l'Europe, puisqu'on en a retrouvé à Pompeï et en Pologne.

Eglise Saint Médard de Banassac
St Firmin, évêque du Gévaudan, a résidé à Banassac, jusque là prospère grâce à la fabrication des poteries gallo romaines (1er au 3ème siècle). Il y est mort en 402 (le 14 janvier selon la tradition). Il a été enseveli et une église a été élevée sur son tombeau. Saint Firmin avait fondé à Banassac la première paroisse rurale du Gévaudan.

Banassac en Lozère (GR6, GR60)La première église a été ravagée à plusieurs reprises, lors des invasions de germains et de hongrois. L'église actuelle remonterait au 11ème - 12ème siècle. Durant les guerres de Cent ans et les guerres de Religion, elle subit des destructions diverses, notamment en 1591. La voûte en tuf serait reconstruite ensuite.

La chapelle de droite (de la Sainte Vierge) serait du 15ème siècle avec une niche gothique.

L'église comportait trois chapelles; on les a réunies par un collatéral. Le porche de l'église a été rénové en juin-juillet 1985. Elle a été dédiée au début à St Julien, martyr, puis en 1058 à St Médard.

L'abside comporte cinq pans, avec des nervures supportées par des têtes. La voûte de la nef est romane, en berceau brisé, elle comporte 4 travées. Au côté nord, sous le clocher, se trouve une petite chapelle à berceau brisé. Au côté sud, la chapelle gothique est plus longue. Dans le choeur, au côté droit, se trouve l'enfeu, monument funéraire de St Firmin, avec un arc trilobé dans la maçonnerie; deux anges décapités par la chute de la voûte, ornent chaque pan médian; l'un porte un livre (symbole de l'Evangile), l'autre un globe (symbole de la mission universelle de l'Eglise).

En 1619, on y a retrouvé un corps, sans doute celui du saint fondateur de la paroisse de Banassac; ces restes ont été portés à l'église du monastère de La Canourgue. Le portail du 18ème siècle pourrait provenir d'une chapelle située dans le bourg; il aurait été placé dans la façade ouest et rajusté au mur existant alors. Le clocher carré a deux rangs de baies superposées; il est terminé par une flèche à quatre clochetons. Dans le choeur, on voit les statues de St Privat, de St Médard et de la Vierge.

Le château de Montferrand était la propriété et le siège des comptors de Montferrand, ayant sensiblement le même pouvoir que celui des autres barons du Gévaudan, et possédant un droit d'entrée pour les États particuliers. Les comptors étaient seigneurs sur le mandement de Saint-Germain-du-Teil.

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Banassac en Lozère (GR6, GR60)Banassac, ou plutôt Bannassac, est un bourg situé près de la rive droite du Lot et presque contigue à la ville de La Canourgue. On a reconnu seulement en 1838 que vingt-six triens, ou monnaies d'or, appartenant au cabinet des médailles de la bibliothèque de la rue de Richelieu à Paris ont été frappées à Banassac. Longtemps on les attribua à Bagneux, près de Paris, ou à Bagnols, ou même à Javols. Ces deux dernières attributions faisaient du moins honneur au Gévaudan et s'approchaient de la vérité. Elles portent en effet. en légende, tantôt Ban Gavaletano, tantôt Bannaciaco, et plusieurs, les mots sci Martini joints au dernier. La tête du roi est entouréedes mots: Ch. aribertus rex. Nous ne pouvons ici décrire chacun de ces triens.

Banassac en Lozère (GR6, GR60)Les Numismates qui ont attribué ces monnaies à Bagneux se sont évidemment fourvoyés. Il est un principe dont on ne doit point s'écarter, pour ce qui regarde les noms des lieux. C'est que tout nom de localité terminé en acum, en latin, a pour terminaison française ou plutôt romane, la syllabe ac, dans toute la partie méridionale de la France. Au nord, c'est la lettre Y. Ainsi, dans le Midi, Floriacum est Florac. Cyriacum est Chirac. Sur les confins de la Seine et de la Loire centrale, ce serait Fleury ou Ciry et Chiry. Bannaciacum y serait donc Bannacy, mais jamais Bagneux ni Bagnols. Le nom latin de ces derniers lieux est Balneum et Balneolum. Le mot Gavaletano digne la contrée où est situé Bannaciacum. Les mots sci Martini achèvent de convaincre qu'il s'agit de Bannassac, car saint Martin est le patron de La Canourgue, qui fut jadis une dépendance de Banassac. Le roi est Caribert ou Cherébert. Ce n'est point Caribert I, roi de France, qui occupa le trône en 561, mais bien Caribert, institué roi d'Aquitaine. par son frère Dagobert I, en 630. Ainsi done , à cette époque, on battait monnaie à Banassac, et le Gévaudan apparteniit au royaume d'Aquitaine dont Toulouse était la capitale.

Banassac était-il, en ce temps là, une résidence royale ? Il n'est guère possible de le présumer. Mais on n'ignore pas que plusieurs monastères étaient en possession du droit de battre monnaie, et celui de Saint-Martin de Banassac en jouissait évidemment. Cette localité était donc, sous le règne de Caribert, sinon une ville, du moins un oppidum assez important. Aujourd'hui c'est une commune assez peuplée du canton de la Canourgue.

Les anciens offices propres de Mende donnent à ce bourg le nom de Oppidum Belnasense dont ils font un suburbium ou faubourg de la Canourgue. Nous avons la conviction que les auteurs assez modernes de la légende de saint Firmin, dont le corps fut découvert à Banassac, n'avaient aucune notion du nom primitif de ce bourg. Dans le moyen-âge, comme les actes notariés étaient rédigés en latin, les garde-notes ou tabellions latinisaient les noms des lieux, sans avoir la plus légère connaissance de la véritable antiquité. Ce que nous signalons pour Banassac s'applique à un très-grand nombre d'autres localités. La restitution des monnaies de Caribert à Banassac nous révèle donc le nom ancien de ce bourg qui est Bannaciacum et non Oppidum Belnasense ou Bearnecense. Ces deux noms s'écartent visiblement de l'origine normale et de toutes les règles connues. Le nom français devrait être Bannassac, mais celui de Banassac est encore une traduction, quoique moins régulière du Bannaciacum latin. Nous verrons en son lieu que la Canourgue ne fut, dans le principe, que le faubourg de Banassac et absolument l'inverse de ce qui est aujourd'hui.

Ce blason a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personnel  Le code de ce fichier SVG est valide. Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Sanguinez.

 

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